
Primes & TVA
Rénopack et Rénoprêt : les primes wallonnes remplacées en 2026
Les primes Habitation wallonnes se sont arrêtées le 30 septembre 2026. Depuis le 1er octobre, deux prêts les remplacent : le Rénopack et le Rénoprêt. Conditions, plafonds, audit logement et ce que cela change pour un projet de chauffage.
· 9 min de lecture · L'équipe technique VCN Energy
Depuis le 1er octobre 2026, les primes Habitation wallonnes n'existent plus sous leur forme classique : le régime temporaire ouvert le 14 février 2025 s'est arrêté le 30 septembre 2026, et la Wallonie l'a remplacé par deux prêts, le Rénopack et le Rénoprêt. Pour qui envisage de remplacer une chaudière ou d'installer une pompe à chaleur, la question n'est plus seulement « quelle prime demander » mais « quel prêt correspond à mon profil, et quel audit dois-je d'abord faire réaliser ».
Pourquoi la Wallonie change de système en 2026
Le régime de primes Habitation ouvert le 14 février 2025 avait été annoncé comme temporaire dès le départ, le temps que le Gouvernement wallon prépare un dispositif plus structurel. Un communiqué du Gouvernement wallon du 16 juillet 2026 a confirmé les grandes lignes de ce futur régime, et la fin du régime temporaire au 30 septembre 2026 a été actée par l'administration du Logement. Le changement ne touche donc pas que les chaudières : il redéfinit la manière dont la Région finance toute rénovation énergétique lourde.
| Avant le 30/09/2026 | Depuis le 01/10/2026 | |
|---|---|---|
| Nature de l'aide | Prime (subside direct) | Prêt (Rénopack ou Rénoprêt) |
| Condition logement | Selon le poste de travaux | PEB F ou G, objectif label D minimum |
| Étude préalable | Non systématique | Audit logement obligatoire |
| Plafond indicatif | Variable selon les postes | Jusqu'à 75 000 € (maison individuelle) |
| Public visé | Tous propriétaires éligibles | Catégorie de revenus + bailleurs/copropriétés pour le Rénoprêt |
Le Rénopack : un prêt qui agit comme une prime
Le Rénopack est un prêt à taux zéro combiné à une réduction du montant à rembourser : concrètement, une partie de ce qui est emprunté n'a jamais à être remboursée, ce qui le rapproche d'une subvention déguisée en crédit plutôt que d'un emprunt classique. Il s'adresse aux logements wallons affichant un certificat PEB F ou G, à condition que le projet de rénovation les fasse grimper au minimum jusqu'au label D. Le montant empruntable peut atteindre 75 000 € pour une maison individuelle.
Dans la pratique, cela veut dire qu'un chantier qui combine isolation, ventilation et remplacement du système de chauffage a plus de poids pour passer la barre du label D qu'un seul poste isolé. Une pompe à chaleur air-eau ou un chauffage au sol rénové comptent dans ce calcul, mais rarement à eux seuls : l'auditeur logement évalue l'ensemble du bâti.
Le Rénoprêt : pour les revenus plus élevés, les bailleurs et les copropriétés
Le Rénoprêt est un prêt à taux variable, dont le taux dépend de la catégorie de revenus du ménage demandeur. Il est réservé à la tranche de revenus la plus élevée, ainsi qu'aux propriétaires bailleurs et aux associations de copropriétaires (ACP) qui ne peuvent pas prétendre au Rénopack. C'est donc l'outil pour un propriétaire qui loue un bien PEB F ou G, ou pour un immeuble à appartements dont la copropriété doit financer une chaufferie commune.
La condition qui revient partout : l'audit logement et le saut de label
Que ce soit pour le Rénopack ou le Rénoprêt, le nouveau régime impose un audit logement préalable : un professionnel agréé évalue l'état du bâtiment et calcule le gain de label nécessaire pour passer d'un PEB F ou G à un D. Cet audit n'est pas une formalité administrative isolée, il conditionne le montant du prêt et guide l'ordre des travaux — isolation d'abord si elle manque, puis système de chauffage adapté au bâti isolé.
C'est là qu'un chauffagiste intervient utilement en amont : savoir si une chaudière gaz actuelle doit être remplacée par une pompe à chaleur ou si une solution hybride suffit dépend directement des conclusions de l'audit, pas uniquement de l'envie de changer d'équipement.
Et la TVA sur la nouvelle installation ?
Le changement de régime de primes ne modifie pas les règles de TVA : une pompe à chaleur posée par un installateur reste à 6 % dans un logement privé de plus de 10 ans, alors qu'une chaudière gaz ou mazout neuve est facturée à 21 % depuis le 29 juillet 2025 (circulaire 2025/C/47). Le choix entre les deux pèse donc doublement dans le calcul : TVA d'un côté, accès au Rénopack ou au Rénoprêt de l'autre, puisque ces prêts ciblent une amélioration globale du label PEB plutôt qu'un seul équipement fossile.
Comment VCN Energy vous aide à préparer le dossier
Avant de remplir une demande de Rénopack ou de Rénoprêt, mieux vaut savoir ce que votre chaudière actuelle peut encore encaisser et ce qu'impliquerait son remplacement. VCN Energy intervient en Brabant wallon et dans les zones limitrophes pour évaluer une installation existante, chiffrer une pompe à chaleur et accompagner le dossier technique qui accompagnera votre demande de prêt.
En attendant les résultats de l'audit logement, un entretien n'attend pas : l'entretien d'une pompe à chaleur coûte 205 € HTVA chez VCN Energy (tarif affiché en octobre 2026), ou il est inclus dans l'abonnement VCN ONE PAC à partir de 195 € par an. Réservez en ligne ou appelez le 010 80 20 92 pour une visite technique avant de déposer votre dossier.
Questions fréquentes
Puis-je encore demander une prime Habitation en 2026 ?
Non, si votre demande n'a pas été introduite avant le 30 septembre 2026. Depuis le 1er octobre 2026, le régime wallon repose sur deux prêts, le Rénopack et le Rénoprêt, et non plus sur des primes directes.
Qu'est-ce que le Rénopack exactement ?
Un prêt à taux zéro assorti d'une réduction du montant à rembourser : une partie de la somme empruntée ne doit jamais être remboursée. Il s'adresse aux logements PEB F ou G rénovés au moins jusqu'au label D, pour un montant pouvant atteindre 75 000 € en maison individuelle.
Qui peut demander un Rénoprêt plutôt qu'un Rénopack ?
Les ménages de la tranche de revenus la plus élevée, les propriétaires bailleurs et les associations de copropriétaires, qui ne sont pas visés par le Rénopack. Le taux du Rénoprêt varie selon la catégorie de revenus.
L'audit logement est-il obligatoire pour les deux prêts ?
Oui. Il détermine le label PEB de départ, confirme l'objectif de label D minimum et guide l'ordre des travaux (isolation, ventilation, chauffage) avant d'accorder le prêt.
Une pompe à chaleur compte-t-elle à elle seule pour atteindre le label D ?
Rarement seule : l'auditeur logement évalue l'ensemble du bâtiment. Une pompe à chaleur bien dimensionnée aide, mais une isolation insuffisante peut empêcher d'atteindre le label visé sans travaux complémentaires.
Sources
- Rénovation énergétique : les grandes lignes du futur régime de soutien sont connues — Wallonie.be
- Wallonie : la réforme du soutien à la rénovation en œuvre dès le 1er octobre — RTBF, 2026
- Primes Habitation : fin du régime de soutien temporaire le 30 septembre 2026 — UVCW
- Fiche info externe réforme des primes — SPW Logement, 13/02/2025
- Rénovation énergétique : la Wallonie annonce les contours de son futur régime de soutien — Cabinet de la Ministre Cécile Neven
- Nouveau régime de soutien temporaire des primes en Wallonie (14/02/2025 - 30/09/2026) — CallMePower
- Circulaire 2025/C/47 : taux de TVA chauffage central fossile — Forum for the Future